Patrimoine industriel de Mayotte - Techniques
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INSTALLATION DE MM. BRISSONNEAU FRÈRES, CONSTRUCTEURS MECANICIENS A NANTES.


La sucrerie coloniale dont nous publions le dessin fonctionne à Nossi-bé. Elle a été installée par MM. Brissonneau frères, qui en ont également construit, sur un plan analogue, un grand nombre à Maurice, à la Réunion et aux Antilles;en ce moment même, ils en préparent plusieurs pour le Brésil.

Voici, en quelques mots, l'explication du jeu des appareils de la sucrerie:

 Les cannes ayant été coupées, sont apportées au moulin, qui les broie. Ainsi extrait, le jus se rend, par des conduits dans des défécateurs pour la clarification, travail qui commence par l'addition d'une certaine quantité de chaux. Quand le mou [liquide provenant de la canne) a atteint le 70° degré thermométrique, on l'agite avec un long bâton , afin d'obtenir le meilleur mélange possible, et bientôt la défécation est faite, ce qui se reconnaît au chapeau d’écume dont la surface se couvre.

L'opération achevée, on laisse reposer le liquide (c'est le moment de sa décantation), puis on l'envoie, toujours à l’aide de conduits, dans les batteries Gimart, où il est soumis à l'ébullition. Alors, si le vesou manque de chaux, le chef de batterie l'arrose avec de l'eau de chaux, ce qui facilite le nettoyage des écumes. Aussitôt qu'il est condensé à 23 degrés de l'aréomètre Baume, le vesou pénètre dans un réservoir où se fait une nouvelle décantation. Du réservoir, le liquide passe dans les chaudières basse température, dites Wetzell : c'est là que la cuisson du sirop s'achève. Lorsqu'on a obtenu enfin un degré satisfaisant de cristallisation, des soupapes sont ouvertes, et le sucre se répartit, au moyen de canaux, dans les refroidisseurs, grandes tables en madrier réunis et bien joints, ou en maçonnerie revêtue d'asphalte

Au bout de vingt-quatre heures, le sucre, parfaitement refroidi, est cassé à la pioche sur la table, pour être soumis au coupe.sucre, d'où il passe à la de la turbine, on le porte à la sécherie, et, après avoir reçu, deux heures durant, les rayons du soleil, il est emmagasiné, après avoir été, au préalable, mis en sacs, à raison de 62 kilogrammes 500 grammes par sac.


Dans la gravure que nous publions, on voit d'abord, en commençant par la gauche, les générateurs; puis se présentent : 1° le moteur ; 2" la transmission; 3° le moulin à cannes.Les défécateurs viennent ensuite : le dessin n'en montre que deux, mais l'usine en possède quatre. Enfin, un escalier mène aux chaudières Wetzell et aux turbines. En raison de la disposition de l'établissement, notre dessin n'a pu faire voir les batteries Gimart, les refroidissoirs, le coupe-sucre et la sécherie.

coupe usine

MM Brisonneau frères ne se recommandent pas seulement par l'excellence combinaison de leurs sucreries coloniales, on leur doit aussi l'installation d'excellentes raffineries nantaises, établissements modèles qui ne peuvent rivaliser qu'entre eux , celle de forges trés importantes et de nombreuses huileries ,scieries , minoteries etc ....

Enfin ils ont fourni à l’industrie et au commerce une masse presque incalculable de moteurs fixes, de locomobiles , de machines marines ou pour la navigation fluviale et d'appareils en tous genres.On le voit leur atelier est des plus considérables . C'est en effet l'un de ces beaux et vastes établissements métallurgiques qui font orgueil et la fortune de Nantes

 

OLIVIER MERSON 

 Source : Google Books

Le processus décrit dans cet article correspond au processus utilisé sur le site d'(H)ajangua

Un descriptif beaucoup plus détaillé et technique de cette usine située à Nossi-bé est disponible en cliquant ci dessous

 

Première étape du processus de fabrication 

 

Nous avons déjà publié avec beaucoup de détail deux systèmes de moulins propres à écraser la canne pour en extraire le jus, l’un , composé de trois cylindres avec moteur adhérent et une chaîne sans fin, établi par MM. Mazeline frères, et l’autre , formé de cinq cylindres, pour obtenir quatre pressions suc­cessives, et exécuté par M. Nillus, l’un de nos premiers constructeurs qui se sont occupés des moulins à canne.

Moulin à cinq cylindres  (Nillus, Le Havre)

2ème étape du processus de fabrication du sucre

 

Extrait résumé de la “ Publication industrielle des machines, outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récents employés dans les différentes branches de l’industrie française et étrangère “par Armangaud aîné. Source gallica.bnf.fr (BNF)

Le rédacteur du site ne peut être tenu responsable de la terminologie et du vocabulaire employés dans ces extraits.

Le jus ou vesou qui sort de la canne, au fur et à mesure que celle-ci est pressée par les cylindres, tombe dans une sorte de bassine plate ou de gouttière formée par le fond même de la plaque d’assise du moulin, d’où partent deux gros tuyaux  qui, en se prolongeant à droite et à gauche, le déversent successivement et directement dans les chaudières dites de défécation : on évite de cette sorte le contact de l’air qui développe rapidement des ferments nuisibles.

 

 Détail présentant le local à chaudières, le groupe moteur à vapeur et moulin ainsi que les quatre chaudières de défécation (in " Publication industrielle des machines, outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récents employés dans les différentes branches de l’industrie française et étrangère “par Armangaud aîné.Planche 31 et 32 " Source gallica.bnf.fr (BNF)

 

Détail présentant le local à chaudières, le groupe moteur à vapeur et moulin ainsi que les quatre chaudières de défécation (in " Publication industrielle des machines, outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récents employés dans les différentes branches de l’industrie française et étrangère “par Armangaud aîné.Planche 31 et 32 " Source gallica.bnf.fr (BNF)

dimanche, 05 juillet 2015 18:46

Tiroir de distributeur de moteur à vapeur

Écrit par

Deux petits photo-montages pour vous permettre d'identifier ce que vous pouvez rencontrer sur les anciens sites industriels de MAYOTTE.
 

 

 

 
 

Extrait de l'encyclopédie consacrée au sucre et à sa fabrication au XVIII éme siècle

 
in "Encyclopédie méthodique. Arts et métiers mécaniques" 
Auteur : Lacombe, Jacques (1724-1811)

Éditeur : Panckoucke (Paris)

Date d'édition : 1782-1791

 

 

In  : "Figuier - Les Merveilles de la science, 1867 - 1891, Tome 1."

 

Chaudières. — Dans les premières machines à vapeur, c’est-à-dire dans celles de Savery et de Newcomen, on donnait à la chaudière une forme demi-sphérique.

Source :http://wbraga.usuarios.rdc.puc-rio.br/fentran/termo/hist4.htm 

 

Comme à cette époque la crainte de l’explosion préoccupait avant tout, cette forme avait été choisie comme offrant le plus de résistance à la pression de la vapeur. Mais plus tard, quand la crainte du danger s’affaiblit par l’habitude ; lorsque l’expérience eut fait connaître la résistance précise offertepar un métal à une épaisseur donnée, on abandonna la forme sphérique, qui, à volume égal, offre le moins de surface. Les chaudières de Watt, communément appelées chaudières prismatiques ou à tombeau, étaient concaves par le fond, cylindriques à la partie supérieure, et verticales sur les côtés. Watt avait adopté la forme concave pour la partie inférieure de ses chaudières, parce qu’il pouvait ainsi augmenter l’étendue de la surface soumise à Faction du feu. Ces sortes de chaudières sont encore employées quelquefois aujourd’hui, lorsque la tension de la vapeur ne doit pas dépasser deux atmosphères.

samedi, 17 janvier 2015 19:45

Description d'un moulin à cannes Cail

Écrit par

Première étape du processus de fabrication 

Source : in "La Propagation industrielle : revue des arts et des manufactures.... 1868/01/01"



Ce moulin, qui est représenté en perspective dans la fig. 17, est à trois cylindres horizontaux de 0m,600 de diamètre et 1m,300 de longueur; il est desservi par une machine horizontale de la force de 20 chevaux et peut broyer, en 24 heures, environ 150,000 kilog. de cannes.
Comme système, ce moulin ne présente pas précisément de nouveauté, si ce n’est dans les dispositions de détails qui ont été prises pour rendre cet instrument capable de résister aux plus fortes pressions et pour obtenir ainsi de la canne la plus grande quantité possible de jus.


La maison Cail est la première qui ait réduit la vitesse de rotation des cylindres des moulins à cannes, et l’ait amenée de 6 et 8 tours par minute à 1 tour 1/2 et 2 tours au plus, vitesse généralement adoptée aujourd’hui par tous les constructeurs.
Les ouvertures, pratiquées de chaque côté des bâtis pour permettre la sortie facile des cylindres inférieurs, sont fermées par des entretoises en fer, solidement encastrées de chaque coté dans la masse des bâtis; ces entretoises répartissent les efforts d’une manière rationnelle et garantissent contre les ruptures auxquelles ces sortes d’appareils sont ordinairement sujets.

"Steam engine in action" by User:Panther - Own work; Drawn using Corel Draw! & Image Ready. Licensed under CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons -

 Principe de fonctionnement d'un piston de machine à vapeur

 

Source Gallica.fr

Ce mode d'emploi et ce plan correspondent approximativement à la batterie installée sur le site de Soulou

 

 

 
 
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