Patrimoine industriel de Mayotte - Derniers posts
En arrivant à Mayotte, nous y avions trouvé l’esclavage établi. La France ne pouvait conserver une institution qu’elle réprouvait et que tous ses efforts tendaient à supprimer dans ses autres colonies. L’introduction des esclaves avait été interdite dès l’origine.
En 1847, la Chambre des députés vota une indemnité de 461,000 fr. à répartir entre les Mayottais propriétaires.
Une population de 2,735 personnes fût ainsi rendue à la liberté ; mais la loi, voulant que chaque esclave contribuât lui-même pour une part à son affranchissement, décidait en même temps que tout libéré devait rester soumis envers l’État à un engagement de cinq années. Les anciens maîtres émigrèrent, pour la plupart, vers les autres Comores, afin de se faire servir et nourrir comme ils en avaient l'habitude. Dans la crainte un peu chimérique que leurs anciens serviteurs ne les suivissent, en s’échappant, l’autorité locale prit sur elle de n’exiger aucun engagement de travail. Non-seulement la colonie fut ainsi privée d'une ressource précieuse, mais il s’ensuivit une série de désordres et un vagabondage auxquels il fut difficile de porter remède plus tard. Le travail est le meilleur de tous les moyens d’organisation. Le port achevé, des routes ouvertes eussent amené les conséquences ordinaires résultant de communications plus faciles ;mais des travaux d’assainissement surtout eussent peut-être détourné la cruelle épidémie qui désola l’île (...)
 
In "Etude coloniale" Ile de Mayotte
 
 
Sources : 
BULLETIN DES LOIS
DU ROYAUME DE FRANCE,
IX' SÉRIE.
RÈGNE DE LOUIS-PHILIPPE Ier, ROI DES FRANÇAIS.
PREMIER SEMESTRE DE 1847,
 
TOME 34 EME
 

LA BATTERIE DE GIMART

Aussitôt après la défécation, les écumes étant enlevées, on fait écouler le jus par le tuyau, qui, passant au-dessous de chaque chaudière, se prolonge jusqu'en dehors du bâtiment principal de l'usine, pour l'amener dans les chaudières d'évaporation.

Dans la plupart des sucreries coloniales, ces chaudières étaient encore, jusqu'à ces dernières années, formées d'un équipage de grandes bassines hémisphériques en fonte, de différentes dimensions, et que l'on distinguait par la propre, celle qui recevait le jus déféqué, par le flambeau, où l'on reconnaissait à la couleur et à la limpidité du liquide si la défécation était complète. Puis le jus passait dans la bassine nommée sirop, où il continuait à se concentrer en prenant une consistance sirupeuse, et ensuite on le versait dans la chaudière appelée batterie, à cause du bruit que faisait l'ébullition du sirop en approchant du degré de cuite, terme de l'évaporation.

boiler

 

 

 

 

Source Jon Breslar

 

Située sur la partie supérieure de la chaudière cette piéce assurait une triple fonction.

Au travers d'un tube de verre on pouvait visualiser le niveau d'eau , un thermomètre à aiguille indiquait la température de cette dernière, enfin sur un col latéral était montée une soupape de sécurité étalonnée à l'aide de masse de plomb ou de cuivre.

Soupape de sûreté (position ouverte)

Détail d'une soupape de sécurité d'un générateur Brissonneau (Site d'Ajangua)

 

Inutile de préciser que les tubes de verre ainsi que les piéces en cuivre ont disparu .....

Gravure in "traité théorique des moteurs à vapeur" Armengaud Ainé, 1861

Photo génèrateur Brissonneau (Nantes) Site de Miréréni

flotteur

 

 

 

 

 
 
 
Page 7 sur 8