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mardi, 22 juillet 2014 00:00

Jean-François CAIL

Écrit par

jfcail

 

In "Exposition universelle de Paris 1898. Catalogue général descriptif de l'exposition. Section française. (1e édition). 1878".

 

CAIL ET compagnie 15, Quai de Grenelle, 15 — PARIS

 

FONDATION, —La fondation de cette importante maison remonte à environ soixante ans. Pendant longtemps elle a été connue sous la raison Derosne et Cail, du nom de son fondateur leu M. Charles Derosne qui, au bout de quelques années, s’était associé M. J. Cail. C'est alors qu’elle a commencé à acquérir ce prodigieux développement qui lui a assuré une place hors ligne en tète de la grande industrie française. Il n’y a pas de machines, de moteurs ou d’outils que la maison Cail ne puisse construire, cependant on peut dire que ses différentes spécialités sont principalement les suivantes: appareils et machines de sucrerie, de distillerie, de meunerie, de huilerie, de forges, d’extraction et lavage de la houille; matériel de chemins de fer, tant fixe que roulant, ponts en métal de toutes dimensions et de toutes formes, locomobiles et machines-outils, presses monétaires , bateaux a vapeur pour fleuves, moteurs à vapeur ou hydrauliques pour les industries les plus diverses. C’est petit à petit, et par la force naturelle des choses, que ces spécialités se sont greffées les unes sur les autres et ont formé un faisceau peut-être unique dans le monde. La construction d'une portion notable de la charpente en fer du Palais de l’Exposition de 1878 a été confiée à la maison Cail.

Bulletin économique : publié... par le Gouvernement général : colonisation, agriculture, commerce, industrie, élevage... / Colonie de Madagascar et dépendances

 

 

Né le 6 février 1769 à Lambézellec, près de Brest, Pierre-François Péron est engagé dans le port de cette ville, comme pilotin, par le capitaine Moreau, qui commande un navire de commerce russe. Il n'a encore que 14 ans, mais en 1783, la paix entre la France et l'Angleterre permet la relance du commerce lointain. Le bateau part vendre des munitions à l'Ile de France ( l'Ile Maurice ) et en Inde. Le vaisseau longe la côte du Brésil, puis rejoint le Cap de Bonne-Espérance, il essuie de fortes tempêtes et perd quelques membres de son équipage. (...) 
 
Après un retour à Bordeaux, Péron repart en 1787, comme enseigne, sur le " Prévôt de la Croix ", en direction de l'Ile de France, cabotage coupé par une longue escale au Yémen. De là, en 1791, il rejoint l'île d'Anjouan, aux Comores, car le prince-roi de l'île, furieux contre la lâcheté de ses soldats au cours de son attaque contre Mayotte, en vend 300 comme esclaves, avec 50 femmes en complément. Les prisonniers se révoltent en cours de route et un violent combat s'engage sur le bateau. Vaincus par les armes à feu, quelques noirs se jettent à l'eau et préfèrent se noyer plutôt que d'être repris ; selon Péron, ils croyaient qu'ils allaient être mangés à l'arrivée. Au total, onze captifs périssent dans la révolte et quelques marins sont gravement blessés.

Source : http://saumur-jadis.pagesperso-orange.fr/bios/peron.htm

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