Patrimoine industriel de Mayotte - Archives les derniers posts
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En arrivant à Mayotte, nous y avions trouvé l’esclavage établi. La France ne pouvait conserver une institution qu’elle réprouvait et que tous ses efforts tendaient à supprimer dans ses autres colonies. L’introduction des esclaves avait été interdite dès l’origine.
En 1847, la Chambre des députés vota une indemnité de 461,000 fr. à répartir entre les Mayottais propriétaires.
Une population de 2,735 personnes fût ainsi rendue à la liberté ; mais la loi, voulant que chaque esclave contribuât lui-même pour une part à son affranchissement, décidait en même temps que tout libéré devait rester soumis envers l’État à un engagement de cinq années. Les anciens maîtres émigrèrent, pour la plupart, vers les autres Comores, afin de se faire servir et nourrir comme ils en avaient l'habitude. Dans la crainte un peu chimérique que leurs anciens serviteurs ne les suivissent, en s’échappant, l’autorité locale prit sur elle de n’exiger aucun engagement de travail. Non-seulement la colonie fut ainsi privée d'une ressource précieuse, mais il s’ensuivit une série de désordres et un vagabondage auxquels il fut difficile de porter remède plus tard. Le travail est le meilleur de tous les moyens d’organisation. Le port achevé, des routes ouvertes eussent amené les conséquences ordinaires résultant de communications plus faciles ;mais des travaux d’assainissement surtout eussent peut-être détourné la cruelle épidémie qui désola l’île (...)
 
In "Etude coloniale" Ile de Mayotte
 
 
Sources : 
BULLETIN DES LOIS
DU ROYAUME DE FRANCE,
IX' SÉRIE.
RÈGNE DE LOUIS-PHILIPPE Ier, ROI DES FRANÇAIS.
PREMIER SEMESTRE DE 1847,
 
TOME 34 EME
 

 

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Le règlement définitif de l’affaire Saïd- Ali, l'annexion à la France des protecto­rats de la Grande-Comore, d’Anjouan et de Moheli, le rattachement de Mayotte et dépendances au gouvernement général de Madagascar vont être discutés au Sénat dès la rentrée du Parlement; la grande roue de la fatalité ramène donc aujour­d’hui l’archipel de la mer des Indes sur la table de l'actualité.

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